[DEFECTIVE REGRET]

[DEFECTIVE REGRET]
Bienvenue sur ma deuxième fanfiction avec the GazettE &miyavi ! Ma premièe, la première est toujours en cours avec Yokô (xSugar-Pain). Ce n'est pas non plus ma première fiction, j'en avais déjà eu deux autres sur... Tokio Hotel (UwU) hé oui...

En éspérant que ça vous plaira ! ~

&N'hésitez pas à me faire des remarques, positives ou négatives... Du moment que c'est dit gentillement (^3^) !

Bisous, &bonne lecture, Miyuki.

# Posté le samedi 15 novembre 2008 13:40

[CHAPITRE 1; prologue.]

[CHAPITRE 1; prologue.]
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Les cerisiers seront toujours en fleurs...

__C'était un jour de printemps. Les cerisiers étaient tous en fleurs, je m'en souviens comme si c'était hier. Je te tenais la main, cette main si chaleureuse, que j'aurais voulu garder à jamais dans la mienne, comme ça. Oui, j'aurais aimé la tenir eternellement, être avoir toi pour toujours. Tu fumais une cigarette, aspirant pleinement chacunes de ses bouffées. Tandis que je chantais, à voix basse, notre chanson ; Dahlia, des X-Japan. Ce groupe que nous étions allés voir ensemble, notre groupe adoré. Et cette chanson, c'était la notre. Oui, je me souviens de ce jour, je me souviens du bonheur que je ressentais. Comme toujours, avec toi... Meilleurs amis, à la vie à la mort, aux limites de l'amour ; amis depuis toujours, pour nous sortir ensemble était inconcevable. Mains dans la mains, nous nous baladions sans raisons apparentes, sans but précis. Soudain, tu lachas ma main, et j'en eu des frissons ; pourquoi ? Tu écrasas ta clope, réduite à n'être qu'un vulgaire mégot, à présent, par terre, et tu te tournas vers moi... Ton visage reflétait un sentiment bizarre, entre la peur, l'apréhension, et le doute. J'eus peur, à mon tour. Tu me sourias, essayant de masquer au mieux que tu pouvais ton malaise ; en vain. Je m'étais arrétée de chanter, tellement j'avais peur. Tu désignas un banc d'un revers de main, rapide.

__Miyuki : Takachan...
__Takanori : Oui ?
__Miyuki : Je...

J'avais un mauvais sentiment, je me souviens que mon estomac se tordait, tandis que mon coeur battait de plus en plus vite, sans réélles raisons apparentes. Tu repris ma main, et tu marchas vers le banc, m'y entrainant à ta suite, avant de t'y assoir, relachant ma main, tandis que je réstais debout. Nous étions face à face.

__Takanori : Mais O_O tu trembles !
__Miyuki : N...Non..., mentai-je.
__Takanori : Sakura chan...

Je baissai la tête, sentant mes yeux se remplir de larmes. Ce surnom, tu étais le seul à me le donner, c'était toi qui me l'avait attribué, tu m'avais toujours appelée comme ça, et ce, depuis toujours... Tu m'avais dit qu'en voyant tout les cerisiers en fleurs, tu ne pensais qu'à moi, que j'étais aussi belle qu'eux... Tu pris mes deux mains dans les tiennes, et releva la tête vers moi, cherchant à me regarder dans les yeux, mais je n'avais de cesse que de détourner le regard, t'esquivant. Tu poussas un long soupir, tandis que je me mordais la lèvre jusqu'à en avoir mal, tout ça pour ne pas pleurer. Je sentais un gout de sang se créer dans ma bouche, plus je me retenais, plus je me mordais fort.

__Takanori : Mais, ça va ?

Tu me regardais, inquiet. J'hochai de la tête. "Oui, ça va... Je ne sais pas pourquoi je me mets dans de tels états, pardon. Mais j'ai peur, tellement peur... J'ai un mauvais préssentiment.", pensai-je. Tu ne m'avais encore rien dit, mais je sentais que quelque chose n'allait pas... Je sentais que ce jour changerait à jamais nos vies.

__Takanori : Ecoute, assis toi... Tu seras mieux...
__Miyuki : Pourquoi ? Tu... Tu as quelque chose à me dire ?

Tu lachas mes mains, et t'aida d'elles pour cacher ton visage. Je ne bougeais pas, les bras le long du corps, je serrai mes poings de toutes mes forces. Tu n'avais rien dit, non, pas encore, toujours pas, et pourtant, je mourrais de peur, je me mettais dans un état pas possible... Tu relevas la tête vers moi, tes yeux brillaient, comme si tu allais pleurer...

__Takanori : Tu es forte, hein ?
__Miyuki : Pourquoi cette question ?...

Ma voix tremblait, comme la tienne.

__Takanori : Réponds moi. Tu es forte, oui ou...
__Miyuki : Je... Je ne sais pas...
__Takanori : Si, tu le sais !
__Miyuki : Alors, je l'ai su... Mais je ne le sais plus...
__Takanori : SAKURA !
__Miyuki : Ou...Oui ?

Tu pris une de mes mains dans les tiennes, tandis que je sentais une larme couler le long de ma joue.

__Takanori : Tu es forte, Sakura... Moi je te le dis ♥
__Miyuki : N...Non...
__Takanori : Pourquoi non ?
__Miyuki : Et pourquoi serait-ce oui ?
__Takanori : Parce que tu as survécu à un tas de choses, et que je pense que tout le monde n'en aurait pas été capable... Mais, que... Sakura ?!

Tu t'étais soudainement arreté, tandis que je me mettais à pleurer, de plus en plus. Etait-ce parce que tu l'avais remarqué ? Tu resseras ta main dans la mienne.

__Miyuki : Ou...Oui ?
__Takanori : Pourquoi pleures tu ?
__Miyuki : Je ne pleure pas...
__Takanori : O_O Si, je t'assure que tu pleures...
__Miyuki : Je... Je...

Je serrais ta main dans la mienne de toutes mes forces, tellement j'avais mal, tout en me mordant toujours la lèvre, même si ça ne servait plus à rien, maintenant que je pleurais...

__Takanori : Sakura...

Je ne répondis pas. Je fermais les yeux, tentant de me calmer.

__Takanori : SAKURA !
__Miyuki : Quoi ?

J'avais ravalé mes larmes avant de parler, et je t'avais répondu séchement, ne tenant plus, et décidant de ne plus attendre. J'en crevais, tu ne faisais rien, ne disais rien, et pourtant, je sentais bien que quelque chose n'allait pas...

__Takanori : Tu me fais mal... Tu me serres trop la main là...
__Miyuki : Parce que toi tu n'me fais pas mal ?

J'avais chuchoté, et tu avais relevé la tête vers moi, la bouche légérement entrouverte, comme si tu cherchais à me répondre, à me dire quelque chose... Ton visage avait changé, à présent, tu semblais perplexe... Je désserai ma main, avant de totallement la lacher.

__Takanori : Saku' chan...

Je portais mes mains à mon visage, pleurant sans relache, cachée derrière elles, à présent, je ne me retenais plus. Je sentais mes épaules se lever au rythme de mes sanglots, je hoquetai sans gène, tandis que toi, tu murmurais mon prénom... Oui, avec cette voix si douce, que j'aimais à en mourir, cette voix si rassurante...

__Takanori : Sakura... Il faut que je...
__Miyuki : MAIS QUOI A LA FIN !

J'avais dégagé mon visage en te disant ça, et j'avais crié, crié pour exorciser ma peine, qui ne faisait que s'emplifier.

__Takanori : Assis toi, je...
__Miyuki : Non.
__Takanori : é_è Saku chan, je...
__Miyuki : Parle, ou je me tire.

J'avais parlé méchament, ravalant mes larmes, rebombant mon torse, fière, oui, j'essayais de cacher du mieux que je pouvais mon apréhension. Tu étais toujours assis, et moi, toujours debout. Tu avais la tête baissée, et tu poussais de longs soupirs. Les minutes passèrent, sans que rien ne change. N'en pouvant plus, je tournais les talons.

__Miyuki : Salut, appelle moi quand tu seras décidé à me parler. Moi, j'ai pas que ça à faire...

Tu n'avais pas relevé, et j'en avais conclu que tu ne répondrais rien, c'est pourquoi je m'éloignais de plus en plus, me remettant à pleurer, espérant que de dos, tu ne remarquerais pas... Mais voilà, alors que j'étais maintenant à une centaine de mètres de toi, voilà que je t'entends crier "Sakura"... Puis des bruits de pas ce font entendre, comme si tu accélérais à chaque enjambée, comme si tu te mettais à courrir... Ne voulant pas avoir à te faire face, me voilà qui me met à courir, courir, de plus en plus vite...

__Takanori : Sakura, je t'en prie, arrête toi...
__Miyuki : Non, je...

A bout de souffle, tu suffoquais en me demandant de m'arreter, et je te répondais avec ma réspiration haletante. Je me bénissais d'avoir mis, aujourd'hui, des chaussures sans talons ni grosses semelles compensées, car sinon jamais, au grand jamais, je n'aurais pu et je n'aurais su courir de la sorte. Alors que toi, tu avais chaussé des Creepers... Je n'avais de cesse que de souhaiter, égoistement et méchamment, que tu tribuches et que tu me laisses partir. Un moment d'inatention. Un seul, d'une seconde, même pas. Et me voilà qui ralenti, n'en pouvant plus, mais ne m'arretant pas non plus... Et c'est alors qu'en sentant que tu m'aggripais le bras, j'eus des frissons qui me parcourirent tout le corps. J'étais dos à toi, et comprenant que je ne pourrais plus fuir, je m'arretai, ne me retounrant pas. J'essyai de retenir mes larmes, et j'y arrivais, miraculeusement. Je n'eus même pas le temps de vouloir me retourner, ou de me retourner tout court, que...

__Takanori : Je pars à Tokyo.

Le vent de cette journée là me glaca alors le sang en frolant ma peau. Mes yeux s'ouvrirent en grand, tandis que tu lachais mon bras.

__Miyuki : Que... Quand ?

Je te tournais toujours le dos, incapable de te faire face, ni de faire face à cette réalité. Ca ne pouvait pas être vrai, après tout... Non, ça ne l'était pas. Jamais tu n'aurais pu me faire une telle chose, m'abandonner, non, jamais. Tu poussas un long soupir. Jamais je ne t'avais entendue autant soupirer.

__Takanori : Dans deux jours.
__Miyuki : PARDON ?!

Tu ne répondis pas, et je ne bougeai toujours pas. Les secondes passaient sans que rien ne se passe, justement. Je décidais de me retourner, et temps pis pour mes larmes, après tout...

__Miyuki : Takacha...

Je ne pus finir. J'avais juste tournée la tête, pas le corps. Et te voir pleurer aussi me laissa muette de surprise. Depuis quand n'avais tu pas pleuré ? Du moins, depuis quand n'avais tu pas pleuré devant moi ? Des années et des années. Depuis notre enfance. Oui, tout à fait. Depuis une dizaine d'années...

__Takanori : Ne m'en veux pas... Je...
__Miyuki : Comment ne pas t'en vouloir...
__Takanori : Je voulais te le dire plus... Plus tôt...
__Miyuki : Ca n'aurait rien changé, tu serais parti, non ?
__Takanori : Oui... Avec les mecs, on veut vraiment percer dans la musique...
__Miyuki : Oh, Atsuaki &Ryo viennent aussi...
__Takanori : Oui... Tu sais, je...
__Miyuki : Te justifie pas...
__Takanori : Mais, je...
__Miyuki : Je vais rentrer... Je... Tu sais si... Si Ryo l'a dit à Kyou ?
__Takanori : Je pense qu'il l'a fait... Ou alors, il est en train de le faire...
__Miyuki : Oh... Kyou... Je vais rentrer, je...
__Takanori : Elle va survivre...
__Miyuki : Oui, mais je...

Tu m'attrapas le bras, tandis que je tentais de partir.

__Takanori : Non, reste... S'il te...
__Miyuki : Non.

Je me défis de ton emprise, puis courru comme je n'avais jamais courru de ma vie, à en perdre mon souffle, et cette fois tu ne pris même pas la peine d'essayer de me retenir, tu avais compris... Tu tombas à genoux, désemparé peut être que je t'échappe ? Mais tout ça était de ta faute... Moi jamais je ne t'aurais laissé...

Oui, jamais je n'aurais pu...
Parce que je t'aimais...

_____________________________________________

__Deux jours avaient passé. Aujourd'hui, tu devais partir... Je ne savais même pas l'heure de ton départ. J'étais roulée en boule, dans mon lit, sous les couvertures. Mon balladeur dans les oreilles jouait &rejouait toutes les ballades les plus tristes de son répértoire... Des versions instrumentales ou pas, de longs solos de guitare comme tu m'avais si bien appris à faire... Je pleurais, je me calmais, puis me remettais dans des états pas possible... Soudain, on frappa à ma porte.

__Miyuki : Ya personne...
__Kyou : Miyu'... C'est moi...

J'étais enfermée à clefs, mais je l'entendis rentrer, après plusieurs bruits de poignées, et de serrures assez confus. Je sortis la tête de sous les couvertures, les cheveux devant les yeux, soufflant dessus pour dégager mon regard.

__Kyou : BWAHAHAHAHA trop forte frangine
__Miyuki : Comment... Peux tu rire ?

Je replongeais sous les couettes, éclatant en gros sanglots. Elle vint s'assoir sur le bord de mon lit, et soupira.

__Kyou : Mais pourquoi tu te mets dans des états pareils... Saku...
__Miyu : M'APPELLE PAS COMME CA ! JE TE L'INTERDIS ! T'AS PAS LE DROIT, JAMAIS ! Je...

J'étais ressortie de mes couvertures, pleurant de plus belle. Elle me carressa doucement les cheveux, avant de se mettre, à son tour, à pleurer.

__Kyou : Pardon... Ne t'enerve pas...
__Miyuki : Et toi, ne pleure pas. Pleure pas pour des conneries pareilles.
__Kyou : Mais je... Ryo... Il...
__Miyuki : Je sais.

Je la pris dans mes bras, et nous pleurames ensemble. Jamais ma soeur et moi n'avions été aussi proches. Ca faisait du bien de ne pas se sentir seule... De se dire que nous vivions la même souffrance... Voir l'être aimé partir... Sans pouvoir y faire quelque chose...
Kyou était mon ainée de trois ans, elle avait donc le même age que Takanori. C'est elle qui avait été amie avec lui, avant que je ne le devienne à mon tour, de même pour Atsuaki et Ryo. Elle était avec ce dernier depuis près de quatre ans, et n'avait jamais été avec un autre ; c'était lui, lui &personne d'autre.
Notre étreinte dura quelques minutes, de longues minutes qui me semblèrent extremement longues. Puis, elle releva la tête et regarda sa montre.

__Kyou : Neuf heures du matin... Et on pleure comme des cruches...

Je laissai échapper un petit rire, et elle me souria.

__Kyou : Le train part dans une demi heure... Il m'a dit qu'il viendrait me dire au revoir...
__Miyuki : Vous allez rester ensemble ?

Elle baissa les yeux, tandis que je sechais mes dernieres larmes.

__Kyou : N... Enfin... On a pas rompu, mais... Je...
__Miyuki : Les relations à distance, ça doit être dur, je com...
__Kyou : Et toi, avec Takanori ?

Mon sang se glaça, tandis que je sentai mes joues devenir toutes rouges.

__Miyuki : On ne sort pas ensemnble. Donc, pas de soucis de ce coté.
__Kyou : Mais ça crève les yeux que....
__Miyuki : TAIS TOI ! TAIS TOI ! TAIS TOI !

Je m'étais remise à pleurer en criant. Je me détestais, comme ça, si vulnérable, si fragile... Tu avais tort, Takachan, je n'étais pas forte.

__Kyou : Peut être que les choses seraient différentes si tu lui avouais que tu l'aimes. Il te prendrait peut être avec lui...
__Miyuki : Que... Pourquoi avances tu de telles choses ? Je ne...

Elle prit ma main dans la sienne, et me souria, tristement.

__Kyou : Tu es ma soeur, alors je te connais quoi qu'tu puisses en dire. Tu aimes Takanori, Miyu'.
__Miyuki : Arrète... &toi, pourquoi ne pars tu pas avec Ryo, hein ? Pourquoi restes tu ici ?

Elle se remit à pleurer et me pris dans ses bras.

__Kyou : Parce que je ne peux pas laisser Maman, ni toi...
__Miyuki : Kyou ! Tu renonces à ton amour pour...
__Kyou : Pour un autre amour. C'est comme ça...

Elle me resouria, toujours tristement. Elle se dégagea de mon emprise, et voulu se lever, mais je l'en empechai, et la repris dans mes bras.

__Miyuki : Reste, s'il te plait...

Pour simple réponse, elle m'enlaça de toutes ses forces, pleurant avec moi. Le temps s'écoulait toujours aussi lentement, parmis nos larmes, nos sanglots. Soudain, on sonna à la porte. Mon sang ne fit qu'un tour, tandis que Kyou me relacha, avant de me regarder dans les yeux.

__Kyou : Tu... viens ?
__Miyuki : On ne sait même pas qui c'est.
__Kyou : Si... On le sait très...

Elle fut interrompue par la voix de notre mère, qui nous annonçait que "c'était pour nous."

__Kyou : Viens...

Elle c'était levée et me tendait la main. Je secouai la tête.

__Miyuki : Moi, j'ai rien à lui dire, à Ryo...
__Kyou : Il n'est pas seul, tu sais bien que...
__Miyuki : J'ai rien à leur dire, alors. Laissez moi crever !

Elle me regarda, l'air désolée. Puis elle essuya ses larmes, et ferma la porte, derrière elle. Je m'empressai d'aller m'enfermer à clefs, et repartai sous les couvertures. J'entendais des voix, en fond, des voix brouillées, mais je reconnaissais ces voix, surtout la tienne... Ce qui me fit encore plus pleurer, d'ailleurs. Plus aucune musiques dans les oreilles, simplement la douce mélodie de ta voix... Je ne l'entendrais sans doutes plus...

Je m'abandonnais à mes larmes, et serrai mon oreiller comme si c'était toi, comme si je t'enlaçais de toutes mes forces pour m'impregnier de toi à jamais... J'étais dans un état second... Avait on frappé à ma porte ? Non, tout ça n'était que rêve... Venait on de refrapper ? Non, ce n'était encore et toujours que moi qui entendait des bruits inexistants... Venait on d'appuyer sur la poignée, comme pour rentrer ? Non, non. Venait on de murmurer mon prénom dans un murmure, derriere cette porte ? Venait on de le répéter, la voix pleine de sanglots ? Bien sur que non. Non... On ne venait pas non plus de glisser un petit papier par dessous la porte, non... Ca ne pouvait pas être toi, puisque tu m'abandonnais.
&Quand on abandonne quelqu'un, on ne prend pas la peine de faire tout ça...

__Kyou : Taka'... Laisse la... Je... Le train... Dans vingt minutes, il part...

J'entendis alors qu'on descendait les escaliers. C'était réel, alors ? Je me redressais d'un coup, dans mon lit. Vingt minutes, c'est quoi, vingt minutes ? Mon coeur battait au rythme de mes sanglots, tandis que je restais immobile, sans rien faire. Je me levai, et allai à la fenetre, qui donnait sur mon jardin, devant ma maison... Ils en sortaient. Je carressai la vitre comme si tu allais sentir ma main, comme si... Mais, pourquoi portais tu de si grosses lunettes, noires ? Tu te retournas, et fis signe à quelqu'un... Kyou, sans doutes, qui devait être sur le pas de la porte. Atsuaki te prit par l'épaule, tandis que Ryo t'ébourrifa les cheveux... Vous sembliez si heureux, mais même temps, si tristes. Ryo t'abandonna soudainement, posant son sac par terre, et courru vers la maison, sans doutes voir Kyou une derniere fois ? J'en souris, et regardais ta silhouette, ton sac au bras... Ca y est, c'était donc fini... "Mais je t'aime, Takanori..."

Pourquoi ne t'en rendais tu pas compte ?
&Pourquoi n'arrivais-je pas à te le dire ?

Ryo vous rejoigna, puis vous vous éloignèrent, encore, et encore... Tu t'arretas, et te retourna... Tu regardais vers moi, ou alors ?... Dans le doute, je me baissais instentanément, et m'assayais dos à la fenetre, contre le mur, et baissai la tête, enroulant mes jambes de mes bras. Voilà... C'était la fin...
Je restais un peu comme ça, pleurant à chaudes larmes.

La gare n'était pas si loin, après tout....

Je relevai la tête, soudain. Mes larmes s'étaient arrétées de couler. Je baissai les yeux vers ma tenue ; une vulgaire chemise, qui t'appartenait... Un vieux jean, troué, coupé très court, trop court, pour faire un short... On ne le voyait même pas, caché sous cette chemise... Ta chemise... Les pieds nus. Je me relevais, et m'avançai vers mon mirroir ; les yeux bouffis, rouges, et le visage ravagé par mes larmes... Mes longs cheveux, noirs, relevé dans une queue haute faite n'importe comment... Une impulsion, une seule. Et me voilà qui me précipitai, ouvrant ma porte à toute vitesse, et m'arretant dans mon élan ; je me baissai, et pris le petit bout de papier qui se trouvait à mes pieds. En appréhendant, je le lu ; c'était une adresse, à Tokyo, et un numéro de téléphone, accompagnés d'un petit mot...

"Je serais toujours là. Alors ne pleure plus, ne sois plus triste. Je ne veux pas te laisser dans cet état...
Ne laisse jamais les fleurs que nous sommes faner. Ne laisse jamais notre amitié mourrir.
Ne laisse jamais les Dalhias perrir...
A jamais tien,
Takachan.
"

Je serrais le mot contre moi, puis me remis à pleurer, avant de le glisser dans ma poche de chemise.
Je repris ensuite ma course, dévalant les escaliers, traversant le salon en courant, apercevant Kyou pleurer dans les bras de ma mère, dans le canapé. Celle ci m'interpella, me demandant où j'allais, et je ne pris pas la peine de repondre. J'ouvris la porte d'entrée, et juste avant de sortir, je pu entendre ma soeur répondre que "j'allais réparer mon erreur". J'en souris légérement, et reclaquait la porte derrière moi. Si je me dépéchai, peut être pourrais je te ratraper ? La gare devait être à environs cinq minutes de chez moi, à pieds... En marchant... Je courrai sans m'arreter, mes pieds nus contre le sol, chauffé par le soleil... Les cheveux partant dans tout les sens, pleurant toujours, mais laissant échapper de petits rire, nerveux... Un état second, oui ; j'étais dans un état second, mélé à la tristesse de te perdre, et à l'envie de te rattraper...

&si j'y arrivais, est ce que j'aurais le courage de tout te dire ?

PDV de Takanori ~

__Arrivés sur le quai de la gare, nous attendions patiemment notre train, assis sur un banc. Ryo se lamentait, n'ayant de cesse de nous répéter qu'une fois là bas, il ne survivrait pas sans Kyou, que plus il y pensait, plus c'était inconcevable... Je ne prenais pas la peine de répondre, caché sous mes grosses lunettes noires, je ne pensais qu'à elle, qu'à toi.
Jamais tout n'avait été aussi clair dans ma tête, vis à vis de toi.
Mais pourquoi avais je autant tardé à me rendre compte de l'amour que je te portais ?!
Non, bien sur, je le savais. Je m'en doutais, on ne peut plus. Mais comment te l'avouer, comment te le faire comprendre ? Et la peur que ça ne soit pas réciproque était tellement grande...
Au risque de tout gacher, je crois que j'ai préféré me taire.
Lachement. Mais je crois que, si je le pouvais, à présent...
Je crois que je te dirais tout, oui. Car assis sur ce banc, je me rendis compte de mon erreur, bien trop tard.

__Atsuaki : Je suis tout excitééééé
__Ryo : Moi aussi... Mais d'un coté...
__Atsuaki : Il y en aura d'autres, ne t'en fais pas, je suis sur que...
__Ryo : NON, PERSONNE D'AUTRE ! Kyou est, et restera la seule...
__Atsuaki : Je n'te savais pas si amoureux O_O excuse moi...

Un silence se créa. Puis, on entendit une annonce qui déclarait que le train en direction de Tokyo allait rentrer en gare. Je sorti mon billet de ma poche... Ca y est, j'allais partir, t'abandonner... Pardon... Je n'avais de cesse que de m'excuser à ton égard, mentalement ; chose inutile, mais je ne pouvais m'en empecher...

__Ryo : Bon, c'est parti...
__Atsuaki : Oui...

La tête baissée, je fixai mes chaussures. J'entendis un train arriver. Le notre, sans doutes. Oui, ça ne pouvait être que celui là, de toutes façons... Mais personne ne bougea. Ryo, qui était assis à coté de moi, me donna de petits coups de coudes dans les cotes, et je ne pris même pas la peine d'y réagir.

__Atsuaki : Laisse le... Et viens...
__Ryo : Mais... Bon, bah... On t'attend dans le train, Takanori. Ne traine pas...
__Takanori : Mmmmh.

Ils se levèrent, me laissant seul. Quelques secondes plus tard, me voilà qui me levai à mon tour; et, tout en trainant mon sac, avançais vers le train, la tête baissée. J'allais entrer à son bord, quand une voix familière retentit. Une voix on ne peut plus familière ; la tienne. Je fus tellement surpris que mes yeux s'ouvrirent en grand.

__Miyuki : TAKACHAN ! TAKACHAN ! Taka...

Je me retournai, relevant la tête. Tu étais là, parmis la petite foule, sur le quai. Vétue de casiment rien, et coiffée à la va vite ; oui, c'était toi. Tes yeux étaient tout rouges... Tu avais pleuré, Sakura. Par ma faute. Je rentrais à bord, le coeur battant.

Fin PDV Takanori.

__Tu étais rentré dans le train... J'étais donc arrivée trop tard... "Non, impossible, tu vas venir me voir...".
Mes jambes se mirent à trembler, tandis que je m'effondrais à terre, pleurant, toujours plus fort...
J'avais échoué...

Soudain, ta voix résonna. Tu m'appelais. Je relevai doucement la tête vers toi, et te voyais, à la porte du train. Tu étais beau... Si beau...

__Takanori : Sakura... Viens...

Comme un zombie, je me levais, ne me controlant plus vraiment, t'obéissant. Moi sur le quai, toi dans le train... Face à face. Je pleurais en silence, et tu ne disais rien. Il n'y avait peut être rien à dire ? C'était opréssant, comme situation. N'en pouvant plus, je décidai de partir. Je me retournai, fis quelques pas, et c'est alors que tu m'attrapas le bras. Je me laissai faire, m'arretant. Ta main tremblait. Tu me retournas. Nous étions de nouveau face à face. Je me permis de relever tes lunettes sur ta tête. Tu pleurais, voilà donc pourquoi tu portais ces lunettes... Les yeux dans les yeux, nous ne disions rien. Dans la gare, une annoce retentit ; "le train en direction de Tokyo partira dans cinq minutes. Les derniers passagers son priés de monter à son bord."

Mon coeur fit un bond dans ma poitine. Que devais je faire ?

__Miyuki : Je...

Je ne pus finir. Tu m'avais pris dans tes bras, et tu m'embrassais. Mon Dieu, combien de fois avais je révé de ce moment ? C'était si bien, si bon, tes douces lèvres contre les miennes, tes mains qui me carressaient doucement, tes bras qui m'enlaçaient... J'avais gardé les yeux ouverts, contrairement à toi. Tu pleurais toujours, tout doucement, tout comme moi. Puis tu me relachas, et m'adressa un dernier regard, un dernier sourire, avant de te diriger vers le train... Ce maudit train. Je tournais la tête vers la fenètre d'un des wagons, et pu y voir Ryo et Atsuaki qui me faisaient de grands signes, des pouces levés, des "V" de la victoire, des sifflements que je ne pouvais entendre... Je ne pus m'empecher de remarquer que Ryo, derrière ces gestes, semblait triste. Et je comprenais... Je fixai la porte du train, tu étais là, tu me regardais. Je revins vers toi.

__Miyuki : Je... Le papier...
__Takanori : Oh, je...
__Miyuki : Je... Je t'écrirais...
__Takanori : Je... Moi aussi...
__Miyuki : Laisse moi t'écrire la première...

Tu laissas échapper un petit rire, puis renifla.

__Takanori : D'accord... Mais ne tarde pas trop, je veux avoir vite de tes nouvelles
__Miyuki : Promis... Je...

Les portes se refèremèrent alors. Merde, j'étais tellement absorbée par toi que je n'avais même pas fait attention à l'annonce qui avait du passer, pour avertir du départ du train... Je courrus, comme dans les films, à travers le train....Tu me regardais, à travers la fenetre... Et puis, il prit trop de vitesse, et je m'arretai.

__Miyuki : JE T'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIME ! JE T'AIIIIIIIIIIIIIME, JE T'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIME ! Je...

La fenêtre était elle seulement ouverte ? Ou avais je crié pour rien ? Je n'y avais meme pas prété attention, ma vue étant brouillée par les larmes...
J'éclatai en sanglots, sous le regard des personnes, sur le quai. Ca y est, tu étais parti... Il faisait froid, maintenant... Je me dirigeai vers la sortie, me trainant de toutes mes forces... Je pleurais sans relache, je marchais sans regarder où j'allais... Je fixais le sol, mes pieds nus... J'avais froid... Il fallait que je rentre...

PDV de Takanori ~

Je m'éffondrais sur un siège, n'en pouvant plus, près de la fenetre, te regardant. Ryo &Atsuaki vinrent me voir, essayant de me réconforter, en vain... Le train commençait à partir, tout doucement... Et je ne cessais pas de te fixer. Tu étais là, sur le quai... Tu courrais après le train, en pleurant... Tu courrais après moi...

__Ryo : Il fait trop chaud, dans ce train... Je vais pas tenir tout le voyage T_T
__Atsuaki : Ouvre la fenetre si tu veux...

Il le fit. Je sentai les larmes me monter aux yeux, quand...

__Miyuki : JE T'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIME ! JE T'AIIIIIIIIIIIIIME, JE T'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIME ! Je...

C'était ta voix. Mes yeux s'ouvrirent en grand. Le train accéléra alors, et tu disparus.

__Takanori : M...Moi aussi..., chuchotai-je.

Puis je me pris les visage dans les mains, et me mit à pleurer, doucement.

Fin du PDV Takanori.

__J'avançai sur le bord de la route, à une lenteur incroyable. Je n'avais de cesse de penser à toi... Ca y est, c'était fini... Arrivée près de chez moi, j'entendis la voix de Kyou.

__Kyou : Miyu !!! Te revoilà...

Je ne répondis pas, n'y faisaint pas attention... Ne relevant même pas la tête. J'avais arrété de sangloter, mais je pleurais toujours, tout doucement. Il ne me restait plus qu'une route à traverser pour arriver chez moi. Je m'engageai dessus, dans sa largeur, cherchant à rentrer au plus vite pour pouvoir retourner sous mes couvertures, quand ma soeur se mit à crier.

__Kyou : NOOON ! MIYUKI, MIYUKI NE...

Trop tard. Etait ce de ça que tu voulais me prévenir, Kyou ? La voiture tenta de freiner, mais c'était trop tard ; elle ne parvint qu'à faire crisser ses pneus, créant un bruit sourd on ne peut plus désagréable, me percutant. Je me sentis dans les airs un court instant, pour retomber violement sur le sol, le percutant avec force. J'avais mal... Je sentais le sang couler, doucement, sur moi, je le sentais couler, pour ensuite, sans doutes, créer une marre de sang autour de moi... J'avais mal, oui, tellement mal... Surtout à la tête... Je ne parvenais pas à ouvrir les yeux... J'entendais des bruits sourds autour de moi, les gens s'inquiétaient, s'affolaient... Mais je ne distinguais rien très clairement...

Je sentis qu'on me prenait la main.

__Kyou : Miyuki... Si tu m'entends, je t'en prie, serre ma main... MIYU !

Sa voix tremblait, elle était pleine de sanglots. "Non, ne pleure pas, je t'en prie Kyou... Je vais la serrer, ta main....", pensai-je alors.

Et c'est ce que je fis. Je serrai la main de ma soeur de tout mon coeur dans la mienne.

Mais ce fut pour mieux la lacher ensuite.

~

Pfiou, premier chapitre enfin posté ! Un peu long, non ? Désolée T-T
Une jolie petite histoire à l'eau de rose, mouahahahah va falloir veiller à ce que ça tourne pas aux feux de l'amour quand même O-O' (dédi à Yoyo ♥)

J'espere que ça vous aura plu ♥. Bisous :D merci de me lire.

Photo : Venant du clip "Regret", chanson de the GazettE ♥ (pour les ignorants ;P)

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 16:13

Modifié le vendredi 21 novembre 2008 11:54

[CHAPITRE 2.]

+
Une nouvelle vie. Sans lui...

__Je me levai tout doucement, m'étirant de tout mon long dans mon lit. Aujourd'hui, cela faisait déjà une semaine que Kyou et moi, nous avions déménagé à Tokyo, habitant dans un appartement que nous avions hérité d'une tante, il y a quelques années apparement... Mais je n'en ai aucuns souvenirs. Comme pour beaucoup de choses, d'ailleurs... En effet, j'avais des problèmes d'amnésie, suite à un accident ; je me suis fait reneversée par une voiture durant mon adolescense, l'année de mes seize ans. J'ai eu, miraculeusement, la vie sauve, après des mois de coma sérieux... Mais je ne me souviens pas vraiment des gens. Il arrivait que Kyou me parle d'un Ryo, qui apparement était mon ami, mais... Mais pour moi, ce nom n'equivoquait rien du tout.

___Kyou : MIYUKI ! Tu vas te lever, oui ? è_é
___Miyuki : Mmmmmh... Oui, j'arrive -_-.

Je me levai, puis allai dans la cuisine, m'affaler sur une chaise. Kyou déposa devant moi un grand verre de jus d'orange, tandis que je relevais les yeux vers elle.

___Miyuki : Qu'est ce que tu fous ?

Elle soupira, et pris un air exaspéré.

___Kyou : Je te donne un vere de jus d'orange, histoire que t'aies pas le ventre vide pour te trouver un emploi ! Je te rappelle que tu m'as promis d'y remedier au plus vite.
___Miyuki : Ah voui c'est vrai... Pardon, j'avais oublié...

Son air se radoucit, tandis que je buvai mon verre de jus d'orange.

___Kyou : Tu veux manger quelque chose ?
___Miyuki : Non, merci. Tu sais bien que j'ai jamais très faim le matin...
___Kyou : Oui, mais tu dois être en forme, et avoir bonne mine si tu veux trouver un travail !
___Miyuki : Oui, mais si tu me fais avaler quelque chose, je risque de le dégueuler sur le premier venu, donc...

Elle laissa échapper un petit rire, tandis que je me levai pour poser mon verre dans l'évier.

___Miyuki : Il est quelle heure au fait ?
___Kyou : Il est huit heures !
___Miyuki : KOAAAAAAAAAAAAA ! O_O Mais t'es pas bien de me lever si tot, je vais crever mo..
___Kyou : MIYUKI ! Ca va pas de dire des trucs comme ça ?!

Un silence s'installa. Je m'inclinai devant ma soeur, consciente de ma gaffe, et m'excusai.

___Kyou : C'est rien, je sais bien que tu n'as pas fait éxpres de me dire ça... Tu...
___Miyuki : C'est bon, on en parle plus, OK ?

Mon téléphone portable, qui était dans ma chambre, se mit alors à sonner, laissant éclater "Regret", une chanson que j'affectionais tout particulièrement, une chanson de mon groupe préféré, the GazettE. Je me précipitai dedans, et décrochai.

___Miyuki : Ouiiiii ?
___... : C'est moiiiiii
___Miyuki : Yamato ! 8D
___Yamato : Tu vas bien ?

Yamato était mon petit ami depuis un an, le seul que je n'ai jamais eu... D'après mes souvenirs, toujours aussi troubles, du moins. Il avait toujours été adorable avec moi, et depuis notre première rencontre, il avait voulu sortir avec moi... Mais je l'avais fait tourner en bourrique, prisonière d'un souvenir dont je n'arrivais plus à me rappeler... Pour finalement, lui succomber.

___Miyuki : Oui et toiiiiii mon amour ?
___Yamato : Ca va. Dis, tu...
___Kyou : MIYUKIIIIIIIIIII KESTU FOUS LAAAAA !

La voix de ma soeur, qui criait, ne me permit pas d'entendre la fin de la phrase de Yamato. Je m'en excusai, avant de lui annoncer mon programme de la journée, qui consisterai à trouver un emploi.

___Yamato : Oh, dur é3è
___Miyuki : Moui T_T si seulement tu étais là...

Il soupira à l'autre bout du fil.

___Yamato : Oh, mais attends, ma mère a un cousin à Tokyo...
___Miyuki : Ah oui ? Vraiment ?
___Yamato : Ouais... Je viens de m'en souvenir... Je l'ai pas revu depuis très longtemps, ma mère non plus, mais ils s'écrivent, et...
___Miyuki : Tu veux en venir où ?
___Yamato : Laisse moi dix minutes. Que je te retrouve son adresse, il tient un restaurant... Ca te dirait d'y travailler comme serveuse ?
___Miyuki : Oui, n'importe quoi m'irait tu sais, du moment que j'peux me faire de la thune...
___Yamato : Charmant ta façon de parler, tu n'as pas changé !

Je souris à travers le combiné, comme s'il pouvait me voir. Puis, nous raccrochames, le temps pour moi de me préparer et pour lui de mettre la main sur ce fameux numéro. Kyou pénétra dans la salle de bain, tandis que je m'y brossai les dents.

___Kyou : Alors il t'a dit quoi le bourreau de ton cooooeur ?
___Miyuki : Qfuoi ? Yamacho ?

Elle éclata de rire, tandis que je crachais dans l'évier, avant de me rincer la bouche.

___Miyuki : Quoi ? Yamato ?
___Kyou : Bah oui banane, pas Ta...

Elle se figea. Ta... Des fois, elle començait des mots, ou autre, par cette syllabe, mais se bloquait toujours. J'haussai les épaules, et retournai dans ma chambre, pour finir de me préparer, tout en fredonnant Dahlia, des X Japan.

Ma chanson préférée.

PDV de Kyou.

J'avais encore fait cette gaffe... Je m'arretai juste à temps, et ne pu plus rien faire, figée. Elle haussa les épaules, tandis que je sentais mes joues rougir. Elle sorti, tant mieux, j'avais besoin d'air... A peine me retrouvai-je seule dans la salle de bain, que je m'y enfermai, me passant de l'eau froide sur le visage. Elle se mit à fredonner, tout doucement, cette chanson, si belle, qui sonnait si mal à mes oreilles.... Comment ne pouvait elle pas s'en souvenir ? Comment pouvait-elle ne pas souffrir de ce qu'elle avait du endurer ? Pourquoi avais je des sequelles qu'elle ne se soupsonnait même pas elle même d'avoir ? Car oui, nous avions ces mêmes blessures. Ou plutot, cette même blessure ; celle d'avoir été abandonnée par l'être aimé. Je me calmai avec beaucoup de mal, repenser à Ryo me faisait souffrir d'une force que je n'avais jamais connue avant, même lorsque mon père était parti, je n'avais pas ressenti cette douleur... Je sortai de la salle de bain, affichant un sourire sur mes lèvres, me tenant droite, et allai voir Miyuki. Elle était au téléphone, dans sa chambre, en sous vétements. Mes yeux s'ouvrirent en grand à cette vue.

___Kyou : O_O MIYUKI !
___Miyuki : Oh shit...

Elle l'avait dit sur l'air d'une chanson de the GazettE... Encore eux... Elle ne se rendait pas compte... Je fis mine d'en rire, tandis qu'elle raccrochait, en promettant de rappeler plus tard.

___Kyou : C'était Yamato ?
___Miyuki : Oui, il...
___Kyou : Vous avez pas la visio, tu sais ? Pas la peine de l'appeler en petite tenue ! U_U
___Miyuki : Mais je m'habillai, figure toi, quand il m'a appelé ! >3<

Ah oui, son téléphone avait ressoné ? Je ne m'en étais pas rendue compte, perdue dans mes pensées... Et pourtant, son volume de sonnerie était toujours au maximum. Elle se leva, commençant à se vétir d'affaires posées sur son lit. Je m'asseyai sur le bord de celui ci.

___Kyou : Au fait, ne t'habille pas trop avec ton look bizarre de je sais pas quoi...
___Miyuki : O_O quoi ?! Il a quoi mon style T_T
___Kyou : Rien, tu t'habilles bien même
___Miyuki : Toi, tu veux me piquer mes fringues ou je rêve ?! O_O
___Kyou : Mais nan ! U3U'

Je me retournai alors vers elle ; elle avait mis une jupes à volants qui lui arrivait aux genoux, avec une chemise blanche ceintrée, ainsi que des collants couleur peau. Je soufflai de soulagement.

___Kyou : Non ça va aujourd'hui, tu fais pas trop peur
___Miyuki : O_O KYOU ! T'es pas ma mère !
___Kyou : J'dois bien en faire office, puisqu'elle est toujours à Kana...
___Miyuki : Je sais bien.

Un blanc se créa. Elle s'installa devant son miroir, d'un geste précis, maquilla ses yeux d'un trait fin d'eye-liner et de mascara, puis se poudra le visage, avant de se retourner vers moi.

___Miyuki : Je m'attache les cheveux ?

Ses cheveux étaient noirs, totalement lisses, et lui arrivaient au niveau de la poitrine. Je secouai la tête.

___Kyou : Non, tu es très bien comme ça.

Elle me sourit, puis mis de petites boucles d'oreilles, simples, et une gourmette à son poignet, celle de Yamato. Elle en soupira, tandis que je pensais au fait qu'il avait toujours aimé ses cheveux...
Takanori...

___Miyuki : Il me manque tellement...

Je me levai et la pris par l'épaule.

___Kyou : Ca va aller ?
___Miyuki : Ou...Oui... Tu sais, il m'a donné un surnom magnifique...

Je souris. Elle avait les yeux pleins de larmes, elle était prete à pleurer, c'était mignon.

___Kyou : Ah oui ? Lequel ?
___Miyuki : Sakura... Parce que, soit disant, je suis ausi belle qu'un cerisier en fleur

Mon sang se figea, tandis que je la lachai. Je baissai la tête, me retenant de lui mettre une baffe, puis sorti de la chambre.

___Miyuki : Bah, Kyou ! O_O

Je m'enfermai dans ma chambre, claquant la porte, lui hurlant de se dépécher de rappeler Yamato, et d'aller voir à l'adresse qui lui donnerait si ils seraient sensibles de l'embaucher.

Fin PDV Kyou ~

Je ne compris pas sa réaction, et haussai les épaules, avant de rappeler Yamato. Il me donna l'adresse, que je notai sur un petit bout de papier, puis nous racrochames. Je pris mon sac à main, et m'arretai dans l'entrée mettre mes chaussures, des bottes à semelles compensées.

___Miyuki : J'y vais, Kyouuuuuu !

Je sortis de l'appartement, fermant bien à clefs derrière moi. Descendant les marches deux par deux, comme une gamine, je ne tardai pas à me retrouver dehors. Je sorti mon Ipod de mon sac, et me mis à écouter l'album Disorder, chantant la moindre parole, fredonnant la moindre mélodie. Ce groupe était juste extra-ordinaire... Me balladant un peu dans Tokyo avant d'aller voir à l'adresse de Yamato. Sur un bulding, une immense affiche annonçait le futur concert d'un groupe que j'aimais aussi tout particulièrement, mais qui n'avait plus donné de concerts depuis beaucoup, beaucoup de temps...

___Miyuki : X Japan..., murmurai-je.

Je restais figée, parmis la foule qu'il y avait, sur les trottoirs, devant cette affiche, la bouche légérement entrouverte. D'après Kyou, j'étais allée à un de leurs concerts, mais je ne m'en souvenais plus... Je m'empressai d'aller chez un disquaire.

___... : Bonjour, bienve...
___Miyuki : EXCUSEZ MOI, VOUS AVEZ DES PLACES POUR LES X ENCORE ?!

Le vendeur éclata de rire, avant de m'annoncer que oui. Je me mis à sauter sur place, ce qui le fit encore plus rire.

___Miyuki : Excusez moi..., dis-je en m'inclinant.
___... : Ce n'est rien, je comprends., répondit-il en souriant.

Yamato devrait être là, pour le concert... On pourrait...

___Miyuki : Je vais prendre deux places, s'il vous plait...

Il sourit, puis m'informa que les places me parviendraient au plus vite, que c'était enregistré. Je le remerciai, pui sortais, légère. J'avais toujours de la musique dans les oreilles, toujours eux... Toujours cette voix...

Cette si belle voix...

~

Je suis désolée aux gens qui passent par là et qui attendait la suite T-T seulement je sais pas pourquoi, j'ai commencé à déserter mon blog de fiction, alors que je peux vous assurer que sur word, elle a bien avancé ! XD non je ne vous mets pas l'eau à la bouche (a).
J'éspere que cette suite vous plait, là, on rentre dans le présent de Miyuki &de sa soeur... Et peut être d'autres personnages à venir, qui sait ? ;D

Encore et toujours, même si vous n'êtes pas nombreux, merci à ceux qui me lisent ♥
Je vais faire des efforts maintenant pour poster la suite, alors que ceux qui veulent être tenus informés m'ajoutent dans leur favoris, OK ? (Ce n'est pas pour me faire de la pub, mais parce que je suis une vraie tête en l'air sinon UwU)

Bisous &à très vite ♥

Photo : Rien pour le moment... Comme c'est triste T-T *GENRE*

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 16:55

Modifié le mercredi 15 avril 2009 16:39